Qu’est–ce que qu’un bon projet professionnel ? C’est ce qu’explique le chercheur américain Jim COLLINS avec le «Concept du hérisson». Pour lui, un bon projet se situe à la convergence de trois cercles : «Ce qui me passionne», «Là où je peux être le meilleur», «Ce qui fait tourner le moteur économique».
Ce qui me passionne, ce sont mes centres d’intérêts, mes appétences. Pour devenir excellent dans l’exercice de mes fonctions, ce que je fais doit me passionner. Là où je peux être le meilleur, ce sont mes compétences, tous les savoirs, savoir–faire, savoir–être que j’ai naturellement en moi ou que j’ai développés depuis mon plus jeune âge. Ce qui fait tourner le moteur économique, c’est le marché de l’emploi et le monde du travail tel que notre société les a organisés. Ce sont les postes à pourvoir, les métiers, les formations, les besoins des clients.
Mais que se passe–t–il si les trois conditions ne sont pas réunies ?
Je monte un projet dans un domaine qui me passionne, j’ai des compétences pour le faire, mais j’oublie la réalité économique. Mon projet est utopiste, je rêve. Par exemple je monte un projet de chambre d’hôte dans ma région d’origine, parce que j’y suis très attaché. J’ai de bonnes capacités relationnelles, je suis bricoleur, mais je ne fais pas suffisamment attention à la baisse de la fréquentation touristique dans cette région sur les trois dernières années. Mon projet n’est pas viable, mon hérisson n’est pas bon. Prenons maintenant le cas où je monte un projet dans quelque chose qui me passionne, il y a des besoins dans le monde économique, mais mes compétences sont insuffisantes. Mon projet est inadapté. Par exemple, depuis toujours je suis passionné de foot, et j’avais vraiment le potentiel pour devenir footballeur professionnel. Mais un jour, je suis victime d’un accident corporel, et malheureusement c’est irréversible. Mon projet n’est plus adapté. Mon hérisson n’est plus bon. Enfin prenons le cas où je monte un projet dans un domaine dans lequel il y a des besoins, j’ai des compétences, mais en réalité ce domaine ne m’attire pas plus que çà. Mon projet est sur–adapté, je suis en survie. Par exemple je suis en terminale S, je travaille beaucoup et j’ai de notes à peu près correctes. Mais je ne sais pas vraiment quoi faire après le bac et je décide de poursuivre sur des études d’ingénieur. En fait, c’est surtout pour faire plaisir à mes parents, mais au fond de moi, je ne suis pas sûr de vouloir devenir ingénieur. Mon projet n’est pas authentique, mon hérisson n’est pas bon. Dans le contexte économique actuel, il faut mener sa vie comme un projet et pour réussir ce projet, il faut une ambition claire, une cohérence entre dans sa vie personnelle et sa vie professionnelle, un juste équilibre entre «réussir» sa vie professionnelle et ne pas se perdre. Il faut «un bon hérisson».
Hélène Taterode, Genyouth, Lyon
Pour en savoir plus sur le concept du hérisson : https://www.youtube.com/watch?v=vFvuFRdqCTM
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